L’Egypte qu’il y a dans nos cœurs

Auteur : Gilbertine Light pour Hélah

Ce matin, en écoutant un extrait de message sur la terre promise, j’ai repensé à Nombres 13–14.

Dieu demande à Moïse d’envoyer douze hommes explorer Canaan, le pays promis en héritage à son peuple. La mission est précise: observer, examiner, revenir avec un rapport. Après quarante jours, ils reviennent avec ce témoignage: le pays est réellement bon, fertile, abondant.

Et à partir de là, deux lectures s’opposent: d’une part  une terre à craindre et d’autre part une terre à conquérir.

Les dix éclaireurs voient les géants, les villes fortifiées, les peuples puissants. Ils laissent la taille des obstacles effacer la fidélité de Dieu. Leur rapport devient un message de découragement. Le peuple, au lieu d’être affermi, est terrifié. Il murmure, regrette l’Égypte, oublie les miracles, oublie la colonne de nuée et de feu, oublie la délivrance. 

La peur collective devient si forte qu’elle pousse à vouloir repartir en arrière.

Josué et Caleb, eux, proposent une autre lecture. Ils ne nient pas les obstacles. Ils ne minimisent pas les dangers. Mais ils refusent de mesurer la situation uniquement à l’aune de la taille des ennemis. Leur regard est orienté autrement: non pas vers leur propre faiblesse, mais vers la fidélité de Dieu.

Ce récit me bouleverse, parce qu’il montre que sortir d’Égypte ne suffit pas toujours. Il faut encore que l’Égypte sorte de nous

On peut avoir traversé la mer, vécu des délivrances, reçu des signes, et pourtant garder en soi une mentalité d’esclave: peur, résignation, comparaison, faible estime de soi, fascination pour le manque, difficulté à croire qu’on est réellement appelé à marcher en liberté.

Je me reconnais dans cette tension. Combien de fois ai-je regardé mes limites au lieu de regarder la fidélité de Dieu? Combien de fois ai-je laissé mes échecs définir mon avenir? Combien de fois ai-je murmuré intérieurement au lieu d’oser croire que Dieu pouvait encore me conduire? Combien de fois ai-je laissé mes blessures parler plus fort que mon identité?

Ce récit m’appelle à une prière simple mais profonde: que le Saint Esprit examine nos cœurs, qu’Il nous arrache à toute mentalité d’esclave, et qu’Il nous réapprenne à vivre comme des fils et des filles bien-aimés. Non pas à partir de nos blessures, mais à partir de notre identité. Non pas à partir de la peur, mais à partir de l’amour. Non pas à partir de notre passé, mais à partir de la parole de Dieu sur nos vies.

Ma prière est que nous soyons restaurés dans notre véritable identité, et que nous représentions le Seigneur non au travers du prisme de nos blessures, mais au travers de la réalité de Christ en nous, l’espérance de la gloire.

Allons et possédons le pays qui nous a été promis.

Merci à Gilbertine pour cette méditation

5 réponses

  1. Trop fort ! Mon âme béni le Seigneur le Seigneur pour cette méditation. Elle me parle. Dieu me montre clairement ce qu’Il veut de moi. Un total abandon. Ou lier le passé, regarder à Lui et non à mes limites.
    Seigneur viens au secours de mon incrédulité !
    Parfois on pense avoir grandi dans la foi. Mais un problème survient et notre attitude montre le contraire.
    La vie chrétienne est une école. Il faut au jour le jour apprendre et maîtriser en comptant juste sur Dieu.
    Être juste comme cet aveugle qui marche en comptant sur ce que lui dit la voix qui le guide.
    Saint Esprit, examine moi, guide moi et réapprend moi à vivre en femme libre. Arrache moi à toute mentalité d’esclave. Remplis moi de ta force pour que je sois sereine devant toutes les circonstances de cette vie amen amen amen

  2. C’est vrai que cela peut pour beaucoup se révéler être un long chemin de transformation avant de pouvoir jouir de tous les privilèges du statut d’enfant de Dieu… Parcours qui, sans encouragements constants, pourrait nous faire perdre l’espoir d’amélioration voire la foi.
    Arrivé sur le tard dans la foi, cela fait 15 ans que je m’attache à marcher avec le Seigneur mais j’espère et attends toujours une profonde transformation qui me libère du passé et où une mentalité de combattant et de vainqueur remplacerait celle longtemps entretenue de pauvre victime.

  3. C’est un message véritablement profond et qui reflète souvent notre état! L’Égypte nous colle à la peau. C’est un combat féroce pour opposer nos circonstances à la Parole de Dieu et Ses promesses dans nos vies et s’y accrocher de toutes nos forces! Que le Seigneur nous vienne en aide! Merci Gilbertine. Je bénis le Seigneur pour ton onction! Soyez tous bénis

  4. Puisse notre Père Celeste nous aider par le Saint-Esprit à être transformé du jour au jour afin de n’est pas tomber dans le piège de doute.Mais de savoir que Christ en nous Lespérance de la gloire et d’une vie restaurée à la puissance de son Nom Shalom

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